Actualités infohépatiteC numéro 2.7
Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 2.7 du 24 octobre au 4 novembre 2011. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l’hépatite C.
À la une
Les jeunes qui s'injectent de la drogue continuent d'être nombreux à contracter le virus de l'hépatite C (VHC), ce qui souligne le besoin de nouveaux efforts améliorés en matière de prévention, selon une étude décrite dans le numéro du 28 octobre 2011 du Rapport de morbidité et de mortalité hebdomadaire des CDC. L'étude a révélé que, entre 2002 et 2009, le taux d'infection par le VHC est passé de 65 à 113 cas par tranche de 100 000 jeunes âgés de 15 à 24 ans. « Pour contrôler et prévenir les infections par le VHC, il faut combiner les interventions actuelles et trouver de nouvelles approches fondées sur des données probantes pour prévenir la consommation de drogues et les pratiques d'injection chez les jeunes adultes », ont conclu les auteurs du rapport. (HIVandHepatitis.com, octobre 2011, en anglais)
Deux études publiées dans la version électronique du Journal of Infectious Diseases offrent des observations pertinentes concernant la propagation continue de l'hépatite C chez les personnes qui s'injectent de la drogue.
L'une des études souligne le rôle que jouent les tampons de coton comme source de transmission du virus de l'hépatite C (VHC) chez les utilisateurs de drogues injectables. Menée dans des contextes d'injection à Paris, l'enquête a détecté de l'ARN du VHC sur 80 % des cotons testés. Les autres matériels, comme l'eau et les filtres, n'ont pas été évalués par les chercheurs. L'équipe recommande que les programmes « incluent des messages plus forts pour empêcher le partage non seulement des aiguilles, mais aussi des tampons de coton. Il faudrait aussi des actions ou avis pour stipuler clairement que les tampons d'alcool sont à utiliser avant l'injection seulement et les cotons après l'injection seulement. »
L'autre étude a montré que le virus de l'hépatite C pouvait survivre sur des surfaces pendant un maximum de sept jours. Il était toutefois possible de rendre le virus non infectieux en nettoyant les surfaces avec un désinfectant ou en les faisant chauffer jusqu'à une température de 65° à 70° pendant 90 secondes environ. (Aidsmap, novembre 2011, en anglais)
Voir aussi : Agent, hôte et environnement : le virus de l'hépatite C chez les personnes qui s'injectent de la drogue (Journal of Infectious Diseases, octobre 2011, en anglais)
Vertex Pharmaceuticals lance de nouveaux essais cliniques pour tester le télaprévir, un inhibiteur de la protéase du VHC récemment approuvé. Lors de l'un des nouveaux essais, dénommé CONCISE, les chercheurs tenteront de déterminer si la combinaison du télaprévir et de l'interféron pégylé/ribavirine pourrait guérir des patients porteurs du gène IL28B en seulement 12 semaines. Un autre essai portant le nom d'OPTIMIZE va comparer le télaprévir en deux prises quotidiennes à la posologie approuvée consistant en trois doses quotidiennes, en association avec l'interféron pégylé et la ribavirine. La compagnie compte aussi évaluer le télaprévir en combinaison avec l'interféron pégylé et la ribavirine chez des patients co-infectés par le VIH et le VHC et des greffés du foie. (HIVandHepatitis.com, novembre 2011, en anglais)
Le dépistage régulier du virus de l'hépatite C (VHC) chez les baby-boomers pourrait être une manière rentable de réduire les complications liées au VHC, selon une analyse des états-Unis publiée dans les Annals of Internal Medicine. Un nombre disproportionné de personnes chroniquement infectées sont des baby-boomers qui pourraient avoir contracté le virus dans leur jeunesse, avant la découverte du virus. La génération des baby-boomers atteint aussi un âge où des complications d'une hépatite C non détectée et non traitée risquent de surgir. (news@JAMA, novembre 2011, en anglais)
Branchez-vous au monde scientifique
Les tests quantitatifs de la fonction hépatique permettent de mieux prévoir les résultats cliniques dans les cas d'hépatite C chronique : résultats de l'essai HALT-C - Hepatology, novembre 2011, en anglais
Soins intensifs pour le patient atteint de cirrhose - Hepatology, novembre 2011, en anglais
Acceptation fréquente du traitement du virus de l'hépatite C par les patients co-infectés par le VIH et le VHC d'une clinique VIH/hépatite C intégrée - International Journal of STD & AIDS, octobre 2011, en anglais



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