Les thérapies complémentaires
Les thérapies complémentaires et alternatives (souvent appelées médecines douces) sont des pratiques thérapeutiques qui, diront certains, existent en dehors du domaine de la médecine conventionnelle occidentale. Les thérapies complémentaires sont souvent utilisées en association avec la médecine conventionnelle. Lorsqu'une personne choisit de substituer une thérapie non conventionnelle à un traitement occidental, on dit souvent qu'elle suit une thérapie alternative.
Largement axées sur une perception holistique de la santé, les MCA peuvent contribuer au mieux-être affectif, spirituel et physique de la personne.
Certaines personnes vivant avec le VHC s'intéressent aux médecines complémentaires et alternatives (MCA) parce qu'elles trouvent le traitement conventionnel éprouvant ou inapproprié, ou encore parce que ce dernier a échoué à éliminer le virus. D'autres explorent les MCA parce qu'elles correspondent à leurs valeurs culturelles ou à leur expérience de la maladie.
Quelques exemples de MCA :
- plantes médicinales
- acupuncture
- aromathérapie
- homéopathie
- médecine ayurvédique
- traditions de guérison des autochtones nord-américains
- médecine traditionnelle chinoise
- thérapie par les couleurs
- méditation
- thérapie esprit-corps
- massothérapie
De nombreuses personnes vivant avec l'hépatite C ont recours à deux plantes médicinales : le chardon Marie (silymarine) et la racine de réglisse. Des études sur l'efficacité de ces préparations se poursuivent; jusqu'à présent, aucune étude scientifique n'a prouvé clairement que ces remèdes exercent une influence sur la progression de l'insuffisance hépatique.
Bienfait des MCA
Toutes les médecines complémentaires présentent des avantages et des inconvénients. Largement axées sur une perception holistique de la santé, les MCA peuvent contribuer au mieux-être affectif, spirituel et physique de la personne. Elles offrent aux patients un choix ainsi que l'occasion d'explorer de nouvelles facettes de la santé. Puisque l'hépatite C est souvent une maladie chronique, la possibilité de faire des choix en matière de médecines complémentaires peut restaurer à certaines personnes un sentiment de contrôle sur leur infection.
Mise en garde au sujet des MCA
Avant de prendre des remèdes à base de plantes médicinales, les personnes atteintes d'hépatite C doivent tenir compte des risques associés à ces derniers, d'autant plus que certaines plantes sont susceptibles de nuire au foie.
Plusieurs personnes estiment que les qualificatifs « naturel » et « botanique » garantissent la sûreté des produits, mais ce n'est pas nécessairement le cas.
Cet organe assure le metabolisme et le filtrage de tout ce qui entre dans le corps. Les plantes médicinales suivantes nuisent au foie et doivent être évitées :
- essence d'absinthe
- chardon à glu (Atractylis gummifera)
- rooibos (thé rouge)
- impila (Callilepis laureola)
- feuille de chapparal
- consoude officinale
- crotalaria
- germandrée du Canada (Teucrium chamaedyrs)
- gordolobo
- héliotrope
- jin-bu-huang
- kava (non approuvé au Canada)
- kombucha (thé)
- éphédra
- huile de margousier
- maté (Paraguay)
- gui
- menthe pouliote
- sassafras
- séneçon doré (Senecio aureus)
- senné
- scuttellaria
- symphatum
- valériane (utilisée dans plusieurs remèdes contre l'insomnie)
Certains produits de médecine complémentaire et alternative (CAM), en particulier les plantes médicinales, ont des effets néfastes lorsqu’ils sont combinés avec la prise de médicaments contre l’hépatite C. Par exemple, le millepertuis perforé, une plante utilisée pour traiter la dépression, peut causer des interactions nocives avec les inhibiteurs de la protéase : bocéprévir et télaprévir.
Les plantes médicinales, les vitamines et les suppléments de minéraux doivent être utilisés avec prudence et sous la supervision d'un médecin.
Plusieurs personnes estiment que les qualificatifs « naturel » et « botanique » garantissent la sûreté des produits, mais ce n'est pas nécessairement le cas. Les fournisseurs de soins doivent participer à la décision d'amorcer un traitement à base de plantes médicinales afin de pouvoir assurer un suivi adéquat au patient, d'autant plus que la qualité et le contenu de plusieurs plantes médicinales ne font l'objet d'aucune réglementation. Il faut aussi vérifier que le produit en question est doté d'un numéro d'identification du médicament (DIN) pour s'assurer que la préparation ou le supplément alimentaire est approuvé au Canada.
L'acupuncture peut avoir de nombreux bienfaits, mais il est important que les personnes atteintes d'hépatite C soient au courant des risques associés à cette pratique. Puisque les acupuncteurs ont recours à des aiguilles pour percer la peau, il y a un risque de transmission de l'hépatite C si les aiguilles sont réutilisées. Toutes les aiguilles utilisées en acupuncture doivent être jetées dans un collecteur d'aiguilles après un seul usage. Les patients doivent vérifier que cette consigne est respectée dans leur clinique d'acupuncture afin de ne pas transmettre l'hépatite C à d'autres personnes et d'éviter de contracter d'autres infections. Certaines personnes voudront avouer à leur acupuncteur qu'elles ont l'hépatite C afin d'insister sur l'importance de ces précautions. L'acupression, une technique semblable qui consiste à appliquer de la pression sur la peau et non à la perforer, est une autre option.


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